Résumés sorties

Sortie à Blaye le jeudi 23 mars 2017

Une nouvelle fois, la météo ne s'annonçait pas clémente au départ, mais arrivé à Blaye le ciel s'était éclaircit.

A Braud et Saint Louis, lieu d’implantation de la centrale, Messieurs Rossato et Desveaux, qui nous avaient fait une conférence sur le nucléaire le 6 décembre 2016, nous attendaient. Ils nous ont accompagné pour la présentation de la centrale et expliqué son fonctionnement.

Après vérifications des identités et passage dans plusieurs sas de contrôle, on est rentré dans la salle des machines.

Le site industriel est destiné à la production d'électricité. Il utilise comme chaudières un ou plusieurs réacteurs nucléaires alimentés en combustible nucléaire (source d'énergie). L'énergie d'une centrale nucléaire provient de la fission de noyaux d'atomes lourds. L'énergie dégagée par la fission dégage de la chaleur qui sert à vaporiser de l'eau. La vapeur d'eau produite entraîne ensuite en rotation une turbine accouplée à un alternateur qui produit à son tour de l'électricité.

Construite à partir de 1976, la centrale nucléaire du Blayais a été implantée au cœur d'un marais de 6000 ha. Elle occupe une superficie de 230 ha, sur la rive droite de la gironde. 4 unités de production d'une puissance de 900 MW chacune, ont été mises en service successivement de 1981 à 1983. Cette centrale répond aux besoins de la consommation d'électricité en Aquitaine et au-delà. 2000 personnes, dont 1347 salariés EDF, travaillent sur le site. Son niveau de sécurité est renforcé chaque fois qu’un accident se produit dans une autre centrale.

A la sortie de la centrale, la 2ème partie de la visite nous a conduits dans la réserve ornithologique contigüe à la centrale. De la tour d'observation panoramique, nous avions une vue imprenable sur la réserve et les marais alentours. Malheureusement, ce n'était pas la bonne saison pour voir les oiseaux qui étaient rares.

La centrale surveille en continu l'environnement qui l'entoure. Des prélèvements sont réalisés sur la faune, la flore, l'air et l'eau. Elle dispose de son propre laboratoire d'analyses. Des prélèvements sont réalisés quotidiennement. 19 chimistes y travaillent à temps plein, ainsi que des laboratoires extérieurs.

La restauration du midi s’est faite au restaurant "Le Petit Port" à Blaye. Un bon repas, rapidement servi, nous a permis d’être à l’heure pour notre rendez-vous avec la guide de la citadelle.

Située sur un promontoire rocheux de la rive droite de la Gironde, la citadelle de Blaye domine majestueusement l'estuaire et s'étend sur 22 hectares. Place stratégique, Blaye fait l'objet de nombreuses convoitises au cours de son histoire. Dans la seconde partie du 16e siècle, pendant les guerres de religions, elle est en partie démantelée par les protestants.

Au milieu 17e siècle, pendant la Fronde, Blaye est la clé de Bordeaux et de toute la Guyenne (Aquitaine). Une campagne de travaux est alors entreprise marquant la volonté du gouvernement de Louis XIV de transformer Blaye en une grande forteresse. En 1680 l'ingénieur François Ferry propose une reconstruction. En octobre 1685, Vauban inspecte les travaux en cours et propose le tracé d'une nouvelle place plus ramassée, flanquée de 4 bastions, 3 demi-lunes et 2 portes.

La forteresse révèle un magnifique exemple d'adaptation du système de défense aux ouvrages existants. La citadelle, grâce à Vauban et à un programme de travaux de restauration initié par la ville de Blaye dans les années 1980, présente aujourd'hui un état de conservation d'une exceptionnelle qualité.

Très belle journée passée avec des membres de l’UTL.


Sortie à BEAULIEU-sur-DORDOGNE et CARENNAC
le jeudi 13 octobre 2016

La météo ne s'annonçait pas clémente sur le trajet mais arrivés à Beaulieu sur Dordogne le ciel s’était éclaircit. Nous sommes accueillis par notre petite guide "Aurélie" qui nous conta d’abord l’historique de BEAULIEU. Au haut Moyen-âge, Beaulieu était un petit village de pêcheurs et d’éleveurs, sur un méandre de la Dordogne, appelé Vellinus. Seigneur de la famille de Turenne, Rodolphe chevauchait sur ses terres quand il s’arrêta dans ce petit village. Selon la légende, émerveillé par la beauté des lieux, il rebaptisa le village Bellus Locus (Beau Lieu en latin altéré) et décida vers 856-858 d’y fonder une abbaye bénédictine afin d’attirer des pèlerins et de développer le territoire. Beaulieu se trouve sur un lieu stratégique, aux confins de plusieurs provinces: Limousin, Auvergne et Quercy; site routier facile à contrôler, point de franchissement de la rivière. La visite guidée fut très intéressante. La ville s’est développée autour de l’abbaye avec un rempart de forme circulaire. Le tympan de l'abbaye est un joyau de l'art roman. Sur les quais, la chapelle des Pénitents dresse son magnifique clocher-mur. Après un excellent repas au restaurant "les flots bleus", au bord de la Dordogne, nous avons pris la direction du bourg de CARENNAC, classé "plus beaux villages de France". Le village, installé au bas des coteaux fertiles qui descendent doucement des falaises austères du causse de Gramat, est posé sur une terrasse rocheuse qui domine de quelques mètres la rive gauche de la Dordogne. Les maisons se serrent autour du monastère, s'enchevêtrent le long d'un ruisseau qui descend vers la rivière, ou longent l'ancien chemin bordant le canal qui, au Moyen Age, desservait trois moulins. La pierre de Carennac, légèrement ocrée par la patine du temps, les toits de tuiles brunes, les témoignages du passé qui surgissent à chaque coin de rue, font de Carennac un lieu enchanteur. Comme de nombreux villages qui jalonnent la vallée, il est issu d'un domaine gallo-romain dont il a conservé le nom du propriétaire, suivi du suffixe acum devenu " ac ". Le bourg monastique de Carennac s’est développé autour d’un prieuré clunisien fondé au milieu du XIe siècle. Célèbre pour son tympan roman et sa mise au tombeau gothique, l’église Saint-Pierre se trouve au centre de l’ensemble monastique. Le portail de l’église primitive porte des chapiteaux sculptés ornés d’animaux fantastiques, de palmettes et d’entrelacs. Le porche, élevé devant cette façade, offre un tympan sculpté représentant le Christ en majesté dans une mandorle entouré par le Tétra morphe (l’ange, l’aigle, le lion, le taureau) et par les apôtres.

Le cloître de Carennac conserve une galerie romane accolée à l'église et trois belles galeries de style flamboyant. Mais son intérêt réside dans la salle capitulaire qui lui est mitoyenne où l'on peut admirer une étonnante mise au tombeau du 15e s. Deux jolis petits villages à visiter, tout près du Périgord.

Très belle journée passée avec des membres de l’UTL.


Voyage «AU FIL DU CANAL DU MIDI» du 6 au 10 juin 2016

Partis de Périgueux à l’aube, nous rencontrons notre guide «Marine» à Toulouse où commence notre périple «au fil du canal du Midi». Avec Marine, passionnée de sa région nous devenons incollables sur l’œuvre d’un ingénieux biterrois Pierre-Paul Riquet. Longeant la superbe gare Matabiau avant d’embarquer au Port Saint Sauveur à Toulouse, nous découvrons les 3 écluses du centre-ville jusqu’au bassin des Ponts jumeaux. Au XVIIème siècle, dans le sud de la France, le projet de relier la Méditerranée à l'Atlantique voit le jour. L'innovation technique se combine avec un souci élevé de l'architecture et du paysage. Pierre Paul Riquet a eu le génie de pouvoir résoudre le problème principal qui se posait : l'alimentation permanente et totale en eau. Dans la Montagne Noire, aux environs de Castelnaudary, il a déterminé le point exact de partage des eaux entre les versants atlantique et méditerranéen. Par la suite, il a dévié et capté l'eau des ruisseaux alentours, l'a stockée dans un lac de barrage qui fut créé à cet effet (St-Ferréol). Pour finir, il a transporté ces eaux jusqu'au Seuil de Naurouze, où le partage entre Est et Ouest se fait, alimentant les deux versants du Canal du Midi, l'un vers Toulouse, l'autre vers l'Hérault et Marseillan.

Nous ne pouvions pas faire un voyage au fil du canal du Midi sans faire une halte au château de Bon repos-Riquet qui ne fut pas seulement la demeure de Pierre-Paul Riquet mais il en fit un véritable laboratoire à ciel ouvert. Les bassins d'essai, qu'il aménagea dans son jardin lui permirent de démontrer la faisabilité de son futur canal. Nous visitons outre le château et les jardins, l’orangerie, la glacière. Le lendemain, nous embarquons pour la journée à Renneville. Nous passons 4 écluses - Renneville, Ancassan, (écluse à double sas), Emborel et l’océan. Après un déjeuner à bord, escale à la maison de la Haute Garonne où se trouve l'exposition sur le canal du midi, et nous rentrons à notre hôtel. Ensuite, direction Le lac Saint-Ferréol qui reçoit les eaux de la Montagne noire. Il fut et reste la réserve majeure du canal avec une surface de 67 ha. La digue longue de 786 m et 149 m de large retient les eaux du lac. Elle a été construite par Riquet de 1667 à 1672 et parachevée par Vauban en 1687. Pour alimenter en eau le canal du Midi durant une année, il faut environ 90 millions de m3.

Nous visitons également le musée consacré au canal du Midi, situé près des chutes et permet de découvrir également l’histoire de la construction du lac. La construction du canal du Midi dura quinze ans, de 1666 à 1681, sous la responsabilité de Pierre-Paul Riquet et sous le règne de Louis XIV. Il est le plus ancien canal d’Europe encore en fonctionnement. D’une longueur de 240 km entre Toulouse et la mer Méditerranée, le canal du Midi constitua le plus vaste chantier de son époque et reste une des plus grandes réalisations du génie civil. Il a nécessité la mobilisation de 12 000 ouvriers armés de pelles et de pioches. Monsieur Riquet mit en place, pour ses ouvriers, ce que l’on peut considérer comme l’ancêtre de la sécurité sociale. Les jours de repos (jours fériés, dimanches et jours de pluie) étaient payés. Les ouvriers qui tombaient malades étaient payés comme s’ils travaillaient. Un logement était fourni pour une somme modique.

Le canal de Midi comporte 63 écluses, 126 ponts, 55 aqueducs, 7 ponts-canaux, 6 barrages et 1 tunnel. Pierre-Paul Riquet ne verra pas son œuvre achevée. Il mourra en 1680 peu de temps avant l'inauguration qui a eu lieu en 1681.

Dès sa mise en service, le canal du Midi est utilisé pour le transport de marchandises (blé, vin...) mais aussi des voyageurs (cent mille passagers durant l’année 1856) et du courrier postal. Un service de «malle-poste» est mis en place sur des bateaux empruntant le canal. Après un déjeuner près du lac, pour amener un peu de diversité nous nous sommes arrêtés à l'abbaye - école de Sorèze; puis visite guidée du musée Dom Robert et de la tapisserie du XXème siècle. Ce musée présente les œuvres de Dom Robert et de ses contemporains tel Jean Lurçat. L’abbaye bénédictine, fondée en 754 au pied de la Montagne Noire, doit sa renommée au mode d’enseignement novateur qu’elle pratiqua dès le XVIIe siècle jusqu’à sa fermeture en 1991. Sa notoriété est telle qu’elle est érigée sous Louis XVI «École royale militaire» et accueille en ses murs des élèves de toutes les parties du monde. Elle est dirigée au cours du XIXe siècle par le Révérend Père Dominique Lacordaire. Puis nous embarquons à nouveau pour une journée croisière en direction des écluses de Fonsérane. Au fil de l’eau nous découvrons l'Ecluse d'Orb (la plus haute 6,19 m), le pont canal sur l'Orb et le tunnel de Malpas (malpas signifie mauvais passage et viendrait de la difficulté d’exécution du creusement). L’ouvrage franchit une colline incontournable. Creusé dans le roc, il a une longueur de 173 m. L’après-midi nous nous retrouvons dans les jardins Saint Adrien. Jardin paysager étendu sur plusieurs niveaux. Rêve d'un enfant du pays, les anciennes carrières datant du Moyen Age se sont transformées peu à peu en un écrin de verdure, paradoxale oasis posée sur les roches volcaniques. Dans ce lieu de contraste, le promeneur passe de la pierre naturelle aux fleurs libres et odorantes, à l'ombrage frais et intime des pins. Quatre plans d'eau participent à l'effet saisissant de cet extraordinaire jardin paysager.​ Nous terminons la journée par une dégustation de vin des coteaux d’Ensérune. Pour clôturer ce petit voyage nous faisons halte à la Cité de Carcassonne. Ville fortifiée, qui domine l’Aude sur son éperon rocheux. La ville était romaine avant de devenir cité médiévale. Son architecture millénaire lui a valu d’être classée monument historique au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après avoir dégusté un cassoulet (région oblige) direction Castelnaudary. Le Port de Plaisance de Castelnaudaryse situe sur le Petit bassin du canal du Midi. Labellisé «Pavillon Bleu». Conçu pour respecter au mieux l'environnement et l'ouvrage exceptionnel que représente le canal du Midi, il procure aux plaisanciers une série de services à quai ainsi qu'au sein d'une capitainerie. Le port est situé à quelques centaines de mètres du centre-ville et de ses commerces. Nous avons un peu abrégé la visite car la pluie nous avait rattrapés.... et nous sommes rentrés avec la pluie...


Sortie à NEUVIC-sur-L'ISLE le jeudi 7 avril 2016

Pour une fois, une sortie qui ne nous oblige pas à se lever à l’aube...

Visite du Domaine HUSO. Monsieur Laurent DEVERLANGES a choisi d’installer en 2011 une ferme piscicole pour l’élevage d’esturgeons. Ce Domaine «Huso» s’étend sur 20 hectares bordés par 2 rivières: l’Isle et le Vern, à l’endroit même des premières productions dans les années 80. L’élevage comprend quatre bassins alimentés directement par l’eau puisée dans l’Isle et abritent quelques centaines de milliers de poissons. Les esturgeons sont élevés ici depuis leur naissance et ce jusqu’à 7 ans ou plus. Les œufs peuvent alors être prélevés. Le cycle est long et toutes les étapes de la vie du poisson se déroulent dans ces bassins, ils font l’objet de soins précis et constants. La qualité de l’eau et de la nourriture, le respect du poisson déterminent la qualité de vie des esturgeons et celle de leurs œufs. L’extraction des œufs et la production du caviar ont lieu sur place dans un laboratoire inauguré en 2013 répondant à toutes les exigences sanitaires et techniques pour proposer un produit d’excellence. Un seul regret on ne peut pas visiter ce laboratoire. Par contre on peut essayer d’attraper les esturgeons dans le bassin. Ce qui a valu à notre amie Marie-Thérèse de se prendre un bon bain. Elle s’en souviendra et nous aussi.

Visite du château de Neuvic. Après un bon déjeuner au château de Neuvic servi par les élèves de l’IME et de leurs encadrants, nous avons eu une visite guidée de ce château construit à partir de 1520, le long des berges de l'Isle, sur ordre d’Annet de Fayolle après un échange de terres avec les Talleyrand Périgord. N’ayant pas d’enfants, il choisit son neveu Jean de Mellet comme héritier à condition d‘accoler leurs noms respectifs.
Le château reste la propriété des de Fayolle de Mellet jusqu’en 1925, date à laquelle les descendants le vendent. Il est successivement racheté par des Américains, une aventurière et différents particuliers : les derniers, Monsieur et Madame Challe, le lèguent en 1950 à la Fondation «Hospice des Orphelines de Périgueux» qui œuvre en faveur de l’enfance en difficulté. La visite guidée nous a permis de revivre le terrible meurtre du Marquis de Saint-Astier, les mensonges rocambolesques de la fausse marquise et de découvrir l’âme d’un monument historique classé, désormais lieu de vie pour des enfants.
Construit sous la Renaissance, le château comporte également des éléments médiévaux et du 18e siècle, tant à l’extérieur (fenêtres à meneaux, mâchicoulis et chapelle) qu’à l’intérieur peintures murales dans la chambre d’Henri IV, Grand Salon Louis XV, meubles allant du 17e au 19e siècle, salles voûtées avec évier en pierre à 3 niveaux et cheminée monumentale, peintures...

Visite du parc. La pluie dès le début de la visite du parc n’a pas permis de découvrir la magnifique collection végétale répartie sur 6 hectares. A la belle saison chacun d’entre nous pourra s’il le souhaite déambuler dans les allées à la découverte des multiples essences.


Sorties à AUBUSSON des 28 mars et 12 mai 2016

L’importance des inscriptions à cette sortie justifia la programmation d’une seconde date de visite, le 12 mai.

Le 28 mars, dans le frimas d’un hiver finissant, peu avant les premières lueurs de l’aube, nous partîmes pleins de rêves à la découverte des tapisseries d’Aubusson. En milieu de matinée nous arrivâmes d’abord à Felletin pour la visite commentée des ateliers Pinton. Deux jeunes femmes guides nous attendaient. Chacune prit en charge une moitié de notre groupe pour faciliter leur travail à travers les ateliers et ne pas perturber celui des lissières et lissiers affairés sur leur métier à tisser. Il existe deux sortes de métiers, de basse lisse à l'horizontale et de haute lisse à la verticale pour des pièces de plus grandes dimensions. En suivant les explications détaillées nous pûmes nous approcher des œuvres en cours d'éxécution et questionner à loisir les guides ou à l’occasion échanger brièvement avec ces artistes manuels qui ont un savoir-faire inscrit au Patrimoine Mondial immatériel de l’Unesco. Les tapisseries fabriquées à l’unité sont donc assez onéreuses au regard de leur surface et du temps passé à la réalisation, mais aussi à cause du travail préparatoire non négligeable. Après un excellent repas servi au restaurant de l’Hôtel de France à Aubusson, nous avons visité au cœur historique de la ville, la Maison du tapissier, demeure du XVIème siècle où l’historique de la tapisserie nous fut conté à l’aide de vieux métiers et de tapisseries anciennes modernes et contemporaines.

La dernière visite de cette belle et instructive journée eut lieu à l’Atelier-Musée des cartons de tapisserie. Avant de réaliser une tapisserie il faut en dessiner et colorer le motif qui en sera le décor. La maquette est alors conçue par des artistes peintres spécialisés. Ce travail de ‘carton de tapisserie’ servira de modèle au lissier. Cela peut être une huile sur toile, une gouache sur papier, un calque, un dessin numéroté ou encore un agrandissement photographique. Telle ou tel fit quelques petites emplettes en souvenir de ces visites mémorables. Mais déjà nous devions penser au retour sur Périgueux après cette journée bien remplie.

Un voyage inoubliable au pays du rayonnement artistique de la France dans ce qu’elle a de meilleur et qui fait sa renommée mondiale.


SORTIE à GAURIAGUET le 2 décembre 2015

Un peu de divertissement à l’UTL.
C’est dans un épais brouillard que nous avons fait le voyage jusqu’à Gauriaguet pour arriver à l’Ange Bleu. Distraction et légèreté étaient au programme. Nous sommes arrivés en avance ce qui nous a permis de nous installer tranquillement dans cette grande salle de spectacle de 1200 places.

Un peu d’histoire: on est en 1967, L'Ange Bleu est un hôtel restaurant «Le Girondin» situé sur la N 10 au nord de Bordeaux qui fonctionne très bien. Mais en 1996, l’autoroute de Paris est construite en parallèle, c’est le coup de grâce: la nationale passe en deux fois deux voies et l’accès au restaurant est condamné par des glissières de sécurité. Du jour au lendemain, l’activité a baissé de 90 %. C’est alors que vient l’idée à Alexandre Duvollet (le propriétaire) d’ouvrir une salle de spectacles qui s’appellera «l’Ange Bleu». Il entraîne dans l’aventure avec lui ses 2 fils. On peut dire que c’est grâce à une autoroute que l’Ange Bleu est né. Depuis 1997 l’Ange Bleu propose des repas animés et dansants suivis d’une revue à grand spectacle. Pendant que nous apprécions un repas de gastronomie familiale «bien de chez nous» élaboré autour de produits du terroir, les artistes animent notre déjeuner et l’orchestre nous accompagne sur les pistes de danse. Puis l’Ange Bleu se transforme en studio de cinéma: le spectacle s’intitule «Hollywood». Les artistes (une vingtaine) nous font rêver pendant 2 heures. Comédie, chants, danses étaient au programme. Et comme le veut la tradition d’un music-hall, nous avons terminé par le «French Cancan».

Spectacle très agréable, de l'humour, de jolis costumes et super ambiance. Il ne nous restait plus qu’à refaire la route dans l’autre sens toujours avec autant de brouillard.


SORTIE à ROCHEFORT le 8 octobre 2015

Après une brève P.C.T. (pause croissants toilettes) à Jonzac sur les bords de la Seugne nous arrivons à Rochefort à 10 heures. Trois groupes sont formés pour visiter les différents sites de l’arsenal :

  • La corderie royale
  • L’Hermione
  • Le musée de la marine

Le magnifique bâtiment de la Corderie Royale est né de la volonté de Louis XIV et de Colbert, son ministre. Pour créer une puissante flotte de guerre, il faut des arsenaux. Colbert décide d’en établir un à Rochefort, au bord de la Charente, à 23 km de l’Atlantique. Le premier ouvrage construit est la corderie dont la réalisation commence en 1666 pour se terminer en 1669.
Le bâtiment de 374 mètres de long, posé sur un radeau de poutres de chêne pour pallier l’instabilité du terrain marécageux, est une manufacture de cordages. Sa grande longueur s’explique par le besoin de confectionner des cordages longs d’une encablure, soit près de 200 mètres. Les autres bâtiments de l’arsenal vont se succéder au bord de la Charente. 500 bateaux seront construits jusqu’à la fermeture de l’arsenal en 1927. L’Hermione, bateau emblématique, est dans sa forme de radoub. De nombreux visiteurs attendent leur tour pour monter à bord. Le guide nous fait imaginer la vie difficile des marins lors de la première traversée vers l’Amérique avec à son bord le marquis de Lafayette, mais aussi 300 hommes d’équipage, des poules, des moutons...

On est frappé par l’exiguïté des différents lieux de vie, la hauteur sous pont (1,6m), mais on peut admirer la fidèle reproduction de ce navire dont la construction a duré 17 années. Tous les bénévoles peuvent être fiers du chef-d’oeuvre ainsi réalisé. Le musée de la marine est en visite libre. Il est installé dans l’hôtel particulier qui a conservé le nom d’Henri de Cheusse, dernier Seigneur de Rochefort. Très riche en maquettes et objets divers, de la scie de chirurgien aux énormes serrures en passant par des sextants, des arquebuses, la reproduction du premier sous-marin..., le visiteur est émerveillé par ces collections qui viennent toutes de l’ancien musée naval ainsi que de nombreuses maquettes de machines, navires et divers souvenirs de l’arsenal.

A 16 h 30 nous reprenons le bus pour un retour sur PERIGUEUX où nous descendons l’échelle de coupée vers 19 h 30, satisfaits de cette journée bien remplie.


VOYAGE EN AUTRICHE du 22 au 29 juin 2015

C'est avec humour et amour de son pays, qu'Harald nous a guidés en Haute et Basse-Autriche pour découvrir les lieux où étaient nés, avaient vécu, où étaient morts les grands compositeurs, thème du voyage qui fut marqué par leur évocation, à Vienne d'abord, où, pour ne citer qu'eux, le Musikverein, l'Opéra, nous livrèrent leurs secrets au cours d'une visite passionnante, où les noms de Clara Schumann, Brahms, Schubert résonnèrent à nos oreilles. La maison natale de Schubert, celle où Beethoven composa sa Symphonie héroïque, la cathédrale St-Etienne où se maria Mozart, tout nous ramenait à ces illustres musiciens. Les concerts du Kurtsalon et de l'Orangerie de Schönbrunn allaient redonner vie à ces célébrités, avec un programme dédié à Schubert, Mozart, Strauss et son hommage au Danube! Mais la capitale ne serait pas le seul joyau à contempler, puisque les abbayes de Melk et de St-Florian nous réservaient leur architecture, et un concert d'orgue de Bruckner. Linz, cependant, ne serait pas en reste avec la visite de son tout récent opéra-théâtre, fier d'offrir une représentation chaque soir. La continuation dans le Salzkammergut nous permettrait, grâce à la sérénité de ses lacs, de glisser vers Mozart, de St-Gilgen à St-Wolfgang, tout en faisant un clin d'œil à Sissi à Bad Ischl, le pendant de Schönbrunn. C'est à Salzburg que s'achèverait notre périple avec le parc de Mirabell, la cathédrale, et la maison natale de Mozart. On doit une mention particulière à un arrêt imprévu, et proposé avec délicatesse par notre guide: Mauthausen, une visite empreinte de recueillement et de respect. Pour conclure, ce fut une découverte enthousiasmante et également gourmande, puisque nombre d'entre nous à Salzburg, allaient se ruer chez Fürst pour y acheter des Mozartkugeln, friandises à l'effigie de...Mozart ! Ultime hommage à la musique ?!

Mireille DAVIGNON
Université du Temps Libre de Périgueux - Maison des Associations - 12, cours Fénelon - 24000 Périgueux
Tél : 05.53.53.94.49 - Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.